b(u)ildberlin

2009 – 2010

web – simulation – installation

Dans le cadre des projets et des réalisations IDM (Invention Du Memorel), Berlin est envisagé en sa qualité de ville  référente dans l’étude des mouvements architecturaux constructivistes du 20ième siécle. Par sa charge historique considérable, considérée pour ses tendances idéologiques marquées très fortement par l’influence des thèses utopistes, la ville a opéré et mémorisé une activité de construction/déconstruction/reconstruction unique en Europe. En cette mémoire et en son devenir, Berlin est un terrain de référence privilégié pour mes travaux de construction de paysages différés.

http://buildberlin.blogspot.fr/

L’Invention du Memorel (IDM)

L’IDM se définit en tant que dispositif critique par la formalisation (low-tech) d’une analogie constructiviste au temps des programmes et des activités de nouvelles constructions dans l’espace numérique.

L’IDM travaille l’idée de site en observant/produisant quatre types de sites :

-des sites référents > repérés, choisis et archivés (photographies) à partir d’une expérience physique (parcours cartographié) d’espaces rééls prédéfinis. Les sites référents qui proviennent de ces espaces parcourus sont essentiellement des sites architecturaux modernistes (codes de l’analogie posée).

-des sites différés > constructions 3D miniatures issues de la reproduction technique du site référent selon les principes d’une génétique de l’image numérique (voir définition : memorel)

-des sites simultanés installations in situ – superposition d’un site référent et de son site différé – production d’une double image/archive

-des supersites (ou wondersites ou paysages différés) installations à caractère protéiforme produites par juxtaposition et/ou mélange de tous les sites différés issus d’un même terrain d’investigation.

L’IDM peut être considéré comme un projet d’arte povera digitale

L’IDM joue, à l’instar des idéologies modernistes, avec les mythes de la Genèse et de l’Utopie. En cela il prend comme base de données d’investigations, symbolique et symptomatique, la chose architecturale et s’indexe sur l’étude des grands courants de la pensée de la construction tels que le Bauhaus ou les postulats corbuséens.

L’IDM interroge le point de vue (porté par la photographie) assimilé au point de construction et par conséquent tout un système de représentation spatio-temporel induit. Disons que la superposition du site différé/site réfèrent invite à s’interroger sur la limite du point de vue (perspectiviste) en photographie traditionnelle bidimensionnelle par une proposition de son dépassement par la 3D et le protéiforme (agencement des pixels alléatoire et infini)… en cela l’IDM libère le point de vue.

L’IDM est archivable et archivé sous forme de projets, maquettes, récits et ces archives peuvent faire l’objet d’exposition postérieure à l’in situ. La réalisation d’un supersite (ou wondersite ou paysage différé) peut être associée à l’exposition d’archives de l’IDM.

 

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